A l'occasion du Campus de Royan, avec Frédéric Lefebvre, Député-Porte Parole de l'UMP et Secrétaire National aux NTIC, nous avons lancé une grande campagne Jeunes Populaires sur la lutte contre le piratage.
D'aucuns nous ont reproché de ne pas avoir eu de contradicteurs...
Seulement voilà :
- Le rôle de l'UMP n'est pas de prôner en faveur du téléchargement illégal quand on sait que le marché du disque a chuté en volume et en valeur de plus de 50% au cours des 5 dernières années avec pour conséquences : la résiliation de 30% des contrats d'artistes et une baisse de 40% de nouveaux artistes signés... En l'espace d'un an, les ventes de vidéo ont chuté de près de 45%...
- Le rôle de l'UMP n'est pas de prôner en faveur de solutions démagogiques comme la licence globale. On ne fait pas dans le jeunisme, on prône un discours de responsabilité !
Sous ses atours attrayants pour le consommateur, la licence globale, forfait payé et qui permet de télécharger autant qu'on le souhaite, mettrait en péril la création artistique.
Aucune étude ne garantit que les pertes dues au piratage seraient compensées si demain tous les "pirates" souscrivaient au principe de la licence. La répartition des sommes se baserait sur des sondages auprès des internautes : autant dire que seuls les artistes les plus connus seraient cités au détriment des petits artistes... Et puis, les artistes internationaux sont les 1ers piratés, quid de la création francaise ?
La loi Hadopi est une loi aux vertus pédagogiques. Elle doit éveiller le pirate aux risques qu'ils encourrent pour lui même et aux risques qu'il fait prendre à la création artistique en volant films ou musique.
La riposte graduée instaurée dans cette loi consiste à prévenir le téléchargement illégal avant de sanctionner l'internaute. Un 1er courriel est envoyé à l'internaute l'informant qu'il se trouve dans une situation d'illégalité. Si celui-ci persiste, il raçoit une lette recommandée. En cas de renouvellement au manquement, une sanction est prononcée : suspension ou résiliation de l'abonnement. Cette démarche ne s'applique pas aux "pirates professionnels" lesquels font parfois même du commerce de fichiers contrefaits.
Alors oui à la création !
oui à la protection des artistes !
et oui à un discours responsable !