Ce week-end, c’est tout d’abord
Ségolène Royal qui a ouvert le feu, «
80% des bénéfices de Total devraient revenir à l’Etat pour aider au financement des énergies renouvelables ». Fidèle à sa stratégie, « je suis là où l’on ne m’attend pas », la dame du Poitou a donc opté pour un très large virage vers l’aile gauche du PS.
Dans sa démarche, elle fut bientôt rejointe par
Bertrand Delanoë, «
socialiste et libéral » sont deux mots qui, définitivement, ne parviennent à s’accorder en France.
Si ce virage à gauche est tout à fait dommageable à l’heure où le PS semblait (enfin !) prêt à effectuer son aggiornamento…
Mais ce qui m’inquiète, ce sont moins les déclarations des (presque) leaders du PS que celles du secrétaire d’Etat aux Transports,
Dominique Bussereau qui déclarait en début de semaine, «
les bénéfices de Total sont un bien collectif ».
On s’étrangle, on étouffe !
Au nom de quoi les bénéfices d’une société privée seraient-ils un bien collectif ?
Total ne participe t’elle pas suffisamment à l’effort collectif ? En 2007, si Total réalisait 159 milliards de chiffre d’affaires,
elle reversait également près de 14 milliards à l’Etat sous forme d’impôt sur les sociétés, sans compter les 40.000 salariés français employés par le groupe !
En outre, dans un sondage paru au début de la semaine, la solution politique- et fort démagogique- de la taxation des bénéfices du groupe, est celle qui recueille le moins de suffrages de la part des Français.
A cette solution soviétique, ils préfèrent que l’Etat baisse les taxes sur le prix de l’essence à la pompe et plébiscitent surtout les solutions de long terme telles le développement des énergies renouvelables…
Décidément, les Français ont plus de bon sens que certains politiques…